Archive pour 14 septembre, 2008

Francis Cabrel : Le chêne liège

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Adossé à un chêne liège,
Je descendais quelques arpèges
En priant Dieu, Bouddha, que sais-je,
Est-ce que tu penses à nous un peu ?

Le monde est aux mains de stratèges
Costume noir, cravate beige
Ou turban blanc comme la neige
Qui jouent de bien drôles de jeux

 

Il y a dans nos attelages
Des gens de raison, de courage,
Dans tous les camps de tous les âges
Dont le seul rêve est d’être heureux

 

On a dressé des cathédrales,
Des flèches à toucher les étoiles,
Dit des prières monumentales,
Qu’est-ce qu’on pouvait faire de mieux ?

 

Êtes-vous là, êtes-vous proche
Ou trop loin pour entendre nos cloches ?
Ou gardez-vous les mains dans les poches ?
Ou est-ce vos larmes quand il pleut ?

 

D’en haut de vos très blanches loges
Les voyez-vous qui s’interrogent
Les millions de fourmis qui pataugent
La tête tournée vers les cieux ?

 

Sommes-nous seuls dans cette histoire,
Les seuls à continuer à croire ?
Regardons-nous vers le bon phare
Où le ciel est-t-il vide et creux ?

 

Adossé à un chêne liège,
Pris comme dans les fils d’un piège
Je descendais quelques arpèges
Je n’avais rien trouvé de mieux

 

Où êtes-vous dans l’atmosphère ?
On vous attend, on vous espère
Mais c’est le doute et le mystère
Que vous m’aurez appris le mieux

 

Adossé à un chêne liège,
Je descendais quelques arpèges
Par un après-midi pluvieux

 

Je descendais quelques arpèges
Par un après-midi pluvieux

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